Plein Eté
01/09/2010 19:28 par etoilereveuse







Coquines ou sages, dénudées ou sophistiquées, les jambes des femmes symbolisent l'essence même de la féminité et de la séduction. Depuis le Moyen Age, les jambes féminines apparaissent d'autant plus érotiques qu'elles sont peu visibles et très peu dévoilées. Elles suscitent alors l'attrait, le fantasme car frappées d'interdits et de pudeur.
Du pied chaussé ou non de talons, au galbe du mollet souligné par la couture du bas, en passant par la gracieuse cheville, longtemps considérée comme des plus érotiques, les jambes des femmes se dévoilent dans toute leur beauté.
Femmes fatales, mannequins, danseuses, sportives ou femmes anonymes et de toutes conditions sociales, elles n'hésitent plus à montrer leurs jambes au fur et à mesure qu'elles se libèrent des carcans sociaux et moraux. Il faut dire aussi que la condition de la femme a beaucoup évolué et qu'elles en ont profité pour se dévoiler davantage.
Elles font rêver les hommes depuis toujours, c'est la partie du corps qui suscite le plus de fantasmes et donc qui demande le plus d'attention. Elles ont fait l'objet d'innombrables représentations, que ce soit dans le domaine de la publicité, de la mode ou encore de la sculpture.
Les jambes des femmes fascinent souvent par leur grâce, tandis que celles des hommes dégagent un fort sentiment de puissance. D'un côté comme de l'autre, les sensations éveillées peuvent être très érotiques !
Source : Internet

Hommage Aux Femmes
J'ai vu des beautés immenses et délicates,
dîné dans des palais éblouissants de capitales tribales
et dormi entre le ciel et le sable du Takla Makan.
Je me suis fait l'ambassadeur de rois guerriers
j'ai rencontré des mongols aux poings effroyables
et des pêcheurs de perles mi-hommes mi-poissons.
J'ai glissé mes mains sous des voiles interdits
touché l'intouchable
et vécu les nuits sublimes du cantique des cantiques.
J'ai dompté des chevaux Kirghiz
franchi le toit du monde et écouté le Dalaï Lama.
J'ai coupé le santal de Mysoreincisé,
le pavot d'Anatolie et broyé le safran du Madhya Pradesh.
Je me suis enivré dans le jardin de roses du poète Saadi
j'ai tourné jusq'au vertige avec les derviches de la corne d'or
et volé comme un aigle avec un vieux shaman à moitié fou;
Je connais l'odeur du suint et du cuir, des palais et des temples
l'odeur de toutes les épices, l'odeur de tous les aphrodisiaques
et celle de la peau des femmes et celle de la peau des hommes.
Je suis riche, riche, incomparablement riche de ce que j'ai vécu.
Poème d'Yves Saint Laurent
Mais ce lundi de pluie, elle n'est pas prête de l'oublier, car sa vie est partie avec le train de ses souvenirs. Elle était seule sur le quai sordide de cette gare de campagne, regardant s'éloigner ce monstre de ferraille qui emportait avec lui l'amour de sa vie. Ses larmes de tristesse se mélaient aux gouttes de pluie, détrempant son maquillage et faisant de son visage un masque grostesque de Pierrot malheureux. Mais elle s'en moquait, secouée par les sanglots elle regardait au loin ce qui n'était plus qu'un point minuscule sur le ruban de fer. Elle restait là, incapable de bouger, figée comme une statue à attendre un avenir qui faisait partie désormais de son passé. La pluie redoublait d'intensité ; ses larmes aussi. Elle avait l'impression de s'enfoncer dans un gouffre noir, sans fond. Plus jamais elle ne reverrait le soleil. Sa vie serait triste et grise comme ce lundi.
Finalement, glacée, meurtrie, souillée par cet amour dont il n'avait pas voulu, elle se retourna et lentement, au prix d'un effort insurmontable, elle commença à rebrousser chemin. Elle marchait sans but, repoussant le moment où il faudrait rentrer chez elle et se retrouver face à face avec ses souvenirs. Pourquoi ne l'aimait-il pas ? Pourquoi l'avait-il repoussée ? Elle était épuisée par le chagrin qui la minait et par tant de questions restées sans réponse.
Plus jamais elle n'aimerait, c'était trop cruel. L'amour n'est que désillusion et souffrance, alors à quoi bon lutter....
Catetoile
