Fleurs De Nos Montagnes
07/09/2010 23:14 par etoilereveuse

Pleurer de voir venir le soir
Chercher sans trouver tes lèvres
C'est pourtant pas la mer à boire
La fin, le froid, la fièvre
Juste une étoile
Qui s'éteint
Quelque part
Et redevient poussière
Alors si vous venez chez moi
Un jour à n'importe quelle heure
Me demandez pas pourquoi
Je crie, je ris, je pleure
Pour une étoile
Qui s'éteint
Quelque part
Et redevient poussière
Juste une étoile
Qui s'éteint
Quelque part
A des années lumière
Et dans le ciel devenu vieux
Le fil de ma vie se dévide
Mon amour s'en va sous mes yeux
Si loin, si grand, si vide
Comme une étoile
Qui s'éteint
Quelque part
Et redevient poussière
Juste une étoile
Qui s'éteint
Quelque part
A des années lumière
Isabelle Boulay
Il était une fois, une île où tous les différents sentiments vivaient :
le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris.
Un jour, on annonça aux sentiments que l'île allait couler.
Ils préparèrent donc tous leur bateau et partirent. Seul l'Amour resta.
L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment.
Quand l'île fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide.
La Richesse passa à côté de l'Amour dans un luxueux bateau.
L'Amour lui dit: " Richesse, peux-tu m'emmener? "
" Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi."
L'Amour décida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau.
" Orgueil aide-moi je t'en prie "
" je ne puis t'aider Amour.Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau"
La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda, "Tristesse laisse moi venir avec toi."
" Ooh... Amour je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule"
Le Bonheur passa aussi à côté de l'amour, mais il était si heureux qu'il n'entendit pas l'Amour appeler.
Soudain une voix dit: " Viens Amour je te prends avec moi "
C'était un vieillard qui avait parlé. L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsquu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.
L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir: "Qui m'a aidé?"
"C'était le Temps" répondit le Savoir.
"Le Temps?" s'interroga l'Amour. " Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé?"
Le Savoir , sourit plein de sagesse, et répondit:
"C'est parce que Seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la vie."
Bruno Leroy Ecrivain, Educateur des Rues

Bruno Leroy écrivain, éducateur des rues

A : Arbalète en plein cœur,
B : Bégayer de bonheur,
C : Célibat oublié,
D : Déambuler
E : Heureux...
F : Effacé le passé,
G : Géranium en pot,
H : Acheter des bouquets,
I : Inonder de cadeaux.
Et, sans en avoir l'air,
Abaissez l'abat-jour
En servant le thé,
Enlevez lui le O.
C'est l'ABC de l'amour,
Le BA/ba de l'amour.
J : Giboulée de mars,
K : Calumet de la paix,
L : Electricité,
M : Aime-moi s'il te plaît.
N : Haine,
O : Horreur,
P : Péril en la demeure...
Q : Pour une histoire de...
R : Erotique malentendu.
On peut s'envoler dans les airs
Ou bien tomber de O,
Ou tout est O.K. ou t'es K.O.
C'est l'ABC de l'amour,
Le BA/ba de l'amour.
S : Escarmouche finie,
T : T'es l'amour de ma vie.
U : Uppercut encaissé,
V : Verroterie balayée
W : comme dit Wc fields dans un film
X : classé X,
Y : mettez les points sur les Y grecs
Z : pour pas devenir un Zéro.
C'est l'ABC de l'amour,
Le BA/ba de l'amour.
Louis Chedid
La rose a dit à l'Eternel :
"Je suis lasse de tous mes charmes
Ivre des sourires du ciel
Je voudrais connaître les larmes !
Oui je voudrais, Dieu de bonté
Avoir les plus grands troubles d'âme
Qui torturent l'humanité."
Dieu, souriant, la rendit FEMME
Albert Lambert
Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maîtresse,
Un autel souterrain au fond de ma détresse,
Et creuser dans le coin le plus noir de mon coeur,
Loin du désir mondain et du regard moqueur,
Une niche, d'azur et d'or tout émaillée,
Où tu te dresseras, Statue émerveillée.
Avec mes Vers polis, treillis d'un pur métal
Savamment constellé de rimes de cristal,
Je ferai pour ta tête une énorme Couronne ;
Et dans ma jalousie, ô mortelle Madone,
Je saurai te tailler un Manteau, de façon
Barbare, roide et lourd, et doublé de soupçon,
Qui, comme une guérite, enfermera tes charmes ;
Non de Perles brodé, mais de toutes mes Larmes !
Ta Robe, ce sera mon Désir, frémissant,
Onduleux, mon Désir qui monte et qui descend,
Aux pointes se balance, aux vallons se repose,
Et revêt d'un baiser tout ton corps blanc et rose.
Je te ferai de mon Respect de beaux Souliers
De satin, par tes pieds divins humiliés,
Qui, les emprisonnant dans une molle étreinte,
Comme un moule fidèle en garderont l'empreinte.
Si je ne puis, malgré tout mon art diligent,
Pour Marchepied tailler une Lune d'argent,
Je mettrai le Serpent qui me mord les entrailles
Sous tes talons, afin que tu foules et railles,
Reine victorieuse et féconde en rachats,
Ce monstre tout gonflé de haine et de crachats.
Tu verras mes Pensers, rangés comme les Cierges
Devant l'autel fleuri de la Reine des Vierges,
Étoilant de reflets le plafond peint en bleu,
Te regarder toujours avec des yeux de feu ;
Et comme tout en moi te chérit et t'admire,
Tout se fera Benjoin, Encens, Oliban, Myrrhe,
Et sans cesse vers toi, sommet blanc et neigeux,
En Vapeurs montera mon Esprit orageux.
Enfin, pour compléter ton rôle de Marie,
Et pour mêler l'amour avec la barbarie,
Volupté noire ! des sept Péchés capitaux,
Bourreau plein de remords, je ferai sept Couteaux
Bien affilés, et, comme un jongleur insensible,
Prenant le plus profond de ton amour pour cible,
Je les planterai tous dans ton Coeur pantelant,
Dans ton Coeur sanglotant, dans ton Coeur ruisselant !
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

Le Papillon : ce billet doux plié en deux cherche une adresse de fleur.
Jules Renard

Tout ce que l’on apprend dans le regard des femmes, ni le feu ni le fer n’y pourront jamais rien car l’amour et lui seul survit parmi les flammes.
Bernard Dimey

Aimer, c'est s'augmenter en s'oubliant. C'est échapper par un seul être à la médiocrité de tous les autres. C'est être plus seul pour avoir tenté de l'être moins. C'est redevenir comme tout le monde en s'imaginant qu'on devient comme personne.
Abel Bonnard
